Voici d'ailleurs ce qu'on trouve à propos des enfants chez les Témoins de Jéhovah dans ce rapport de la
Miviludes 2005, p 17 à 21:
QUOTE
(Témoins de Jéhovah).
Chez ces derniers, la peur est entretenue constamment, sur fond
d’apocalypse. Le monde habituel est mauvais, peuplé d’êtres
inférieurs qui ne connaissent pas la vérité et qui ne cherchent qu’à
nuire aux vrais croyants : « Noël, c’est avec Satan. Toi, tu es avec
Satan, et moi, je suis avec Jéhovah », a dit un petit garçon de 5 ans à
son père14. Le monde court à sa fin, et seule une poignée d’élus sera
sauvée. La famille non jéhoviste, les copains de classe sont
condamnés à une mort terrifiante et imminente. Si jamais les enfants,
ou les adolescents, tentent une incursion « dans le monde », celui-ci
apparaît radicalement étrange. Le conformisme s’impose. Les enfants
qui rasent les murs, ne participent pas aux jeux, fuient les
anniversaires et les occasions de se réjouir, sont connus. Le monde
enseignant en connaît la parfaite « sagesse ». Mais cette sagesse est
simplement due à cette volonté de se conformer à un monde dont on
ne connaît pas les règles. Cela se traduit parfois par le clivage et ses
lourds passages à l’acte. Dans la plupart des cas, c’est la maturation
psychologique qui est atteinte : l’incapacité de se projeter dans
l’avenir – puisqu’il n’y a pas d’avenir – les empêche de devenir
pleinement adultes.
Ainsi la Cour administrative d’appel de Douai,
siégeant au contentieux, a rejeté l’appel de parents de Témoins de
Jéhovah, le 3 mai 2001, pour un refus d’agrément en vue d’adoption :
« En raison des risques d’isolement social et de marginalisation
auxquels ils exposeraient ainsi un enfant, le président du Conseil
général du Pas-de-Calais a estimé que les intéressés ne présentaient
pas des garanties suffisantes en ce qui concerne les conditions
d’accueil qu’ils étaient susceptibles d’offrir à des enfants sur les plans
familial, éducatif et psychologique ; qu’il n’a pas fait ainsi une
inexacte application des dispositions législatives et
réglementaires »15. La Cour d’appel de Douai ne faisait que reprendre
ce qu’avait institué le Conseil d’Etat en 1992 : « Il ressort des pièces
du dossier que M. et Mme F. ont fait connaître sans ambiguïté à
l’administration, dans le recours gracieux qu’ils lui avaient adressé,
qu’ils adhéraient personnellement à la doctrine des Témoins de
Jéhovah en matière de transfusion sanguine et qu’ils étaient opposés à
l’usage de cette méthode thérapeutique ; que, par suite, en estimant
que les intéressés ne présentaient pas des garanties suffisantes en ce
qui concerne les conditions d’accueil qu’ils étaient susceptibles
d’offrir à des enfants sur les plans familial, éducatif et psychologique,
le président du Conseil général du Doubs n’a pas fait une inexacte
application des dispositions législatives et réglementaires »16.(…)
Quant aux Témoins de Jéhovah, on sait
que la plupart des jeunes « choisissent » des filières courtes, pour
rapidement devenir des « professants » (membres actifs qui, par deux,
vont à la rencontre de leur prochain pour leur dispenser les écrits du
groupe).(…)
Le 7 octobre 2005, la Cour d’assises de la Gironde a
condamné un ex-adepte Témoin de Jéhovah à la peine de douze ans de
réclusion criminelle pour viols sur mineure de 15 ans par ascendant
légitime. L’intéressé a fait appel23. Les Témoins de Jéhovah avaient
jugé le coupable en le traduisant devant le Conseil des Anciens, mais
en se gardant bien de saisir la « justice des hommes », c’est-à-dire
celle de la République. Le Témoin de Jéhovah coupable avait été radié
de sa communauté, mais les faits n’avaient pas été dénoncés à la
justice.