CITATION
Autre grief des objecteurs de conscience : le traitement de faveur réservé aux Témoins de Jéhovah, exemptés de toute forme de service depuis 1987, et aux habitants des îles d’Aland, qui le sont également pour cause de démilitarisation de leur territoire depuis 1921. « Le système finlandais de conscription traite les gens différemment en fonction du groupe auquel ils appartiennent, ce qui est contraire aux principes de la déclaration des droits de l’Homme, proteste Jussi Hermaja, réfractaire à toute forme de service et qui a fui son pays en octobre 2001 pour échapper à la prison. L’on peut sérieusement se demander ce qui rend l’idéologie non militaire des Témoins de Jéhovah plus acceptable que celle des autres objecteurs de conscience ! »
S’ils ne sont certes pas fusillés comme le fut Arndt Pekurinen, le premier objecteur de conscience finlandais, en 1941, près de 70 objecteurs de conscience « absolus » sont envoyés en prison chaque année pour des peines de 197 jours maximum. « La sentence est courte, estime le conseiller auprès de la commission de Défense du Parlement Heikki Savola, et les condamnés peuvent travailler ou étudier à l’extérieur de la prison pendant la journée.
Et puis la constitution finlandaise, qui est une longue liste de droits garantis par l’Etat au citoyen, comporte très peu d’obligations. La conscription en est une pour les citoyens mâles et la plus grande majorité des Finlandais estiment que le service militaire ou civil est simplement quelque chose que l’on doit faire. » Il n’empêche, la prison est toujours de la prison puisqu’ « il faut passer chaque nuit et tous les week-ends enfermé, note Kaj Raninen, de l’AKL. Et sur 19 objecteurs de conscience prisonniers au 1er janvier 2006, 5 d’entre eux étaient en prison fermée. » La Finlande, pays modèle pour le respect des droits de l’homme, s’est même attiré un désaveu d’Amnesty International, qui considère ces objecteurs comme des prisonniers d’opinion.
Le Comité pour les droits de l’Homme des Nations Unis a, lui, souligné dans son rapport de novembre 2004 que « le droit à l’objection de conscience n’était reconnu qu’en temps de paix » et que « l’alternative civile au service militaire a une longueur punitive. Nous réitérons notre préoccupation quant au fait que le traitement préférentiel accordé aux Témoins de Jéhovah n’ait pas été étendu aux autres groupes d’objecteurs de conscience. » Quant au Comité européen des droits sociaux du Conseil de l’Europe, il note dans son dernier rapport (2003) que « la durée du service civil représente plus du double de la durée du service militaire obligatoire de la majorité des conscrits et qu’elle constitue par conséquent une restriction disproportionnée au droit des travailleurs de gagner leur vie par un travail librement entrepris. »
S’ils ne sont certes pas fusillés comme le fut Arndt Pekurinen, le premier objecteur de conscience finlandais, en 1941, près de 70 objecteurs de conscience « absolus » sont envoyés en prison chaque année pour des peines de 197 jours maximum. « La sentence est courte, estime le conseiller auprès de la commission de Défense du Parlement Heikki Savola, et les condamnés peuvent travailler ou étudier à l’extérieur de la prison pendant la journée.
Et puis la constitution finlandaise, qui est une longue liste de droits garantis par l’Etat au citoyen, comporte très peu d’obligations. La conscription en est une pour les citoyens mâles et la plus grande majorité des Finlandais estiment que le service militaire ou civil est simplement quelque chose que l’on doit faire. » Il n’empêche, la prison est toujours de la prison puisqu’ « il faut passer chaque nuit et tous les week-ends enfermé, note Kaj Raninen, de l’AKL. Et sur 19 objecteurs de conscience prisonniers au 1er janvier 2006, 5 d’entre eux étaient en prison fermée. » La Finlande, pays modèle pour le respect des droits de l’homme, s’est même attiré un désaveu d’Amnesty International, qui considère ces objecteurs comme des prisonniers d’opinion.
Le Comité pour les droits de l’Homme des Nations Unis a, lui, souligné dans son rapport de novembre 2004 que « le droit à l’objection de conscience n’était reconnu qu’en temps de paix » et que « l’alternative civile au service militaire a une longueur punitive. Nous réitérons notre préoccupation quant au fait que le traitement préférentiel accordé aux Témoins de Jéhovah n’ait pas été étendu aux autres groupes d’objecteurs de conscience. » Quant au Comité européen des droits sociaux du Conseil de l’Europe, il note dans son dernier rapport (2003) que « la durée du service civil représente plus du double de la durée du service militaire obligatoire de la majorité des conscrits et qu’elle constitue par conséquent une restriction disproportionnée au droit des travailleurs de gagner leur vie par un travail librement entrepris. »