CITATION
vendredi 15 décembre 2006
QUARTIER DES GRÉSILLES A DIJON
Sainte-Bernadette : Cocktails Molotov contre le presbytère
Le ou les auteurs de l'agression, qui n'ont pas été identifiés, ont lancé les projectiles enflammés à travers des vitres du presbytère de la paroisse Sainte-Bernadette, situé en face de l'église (photo Arnaud Finistre)
Le presbytère de la paroisse Sainte-Bernadette, situé à proximité de l'église dans le quartier des Grésilles, a été la cible mercredi soir de cocktails Molotov. Il s'agit de la première attaque contre un lieu de culte catholique à Dijon. Aucun blessé n'est à déplorer, mais un drame a été évité.
Mercredi soir à 19 h 30, le presbytère de la paroisse Sainte-Bernadette dans le quartier des Grésilles a été victime d'une agression aux cocktails Molotov, a-t-on appris hier. Le ou et les auteurs de cet acte, qui n'ont pas été identifiés par la police, ont lancé les projectiles enflammés à travers deux vitres du bâtiment, qui ont été brisées. Un mur du bâtiment a également été dégradé.
Un drame a été évité puisque quelques minutes avant l'attaque, un groupe d'enfants se trouvait dans les locaux où ils recevaient un soutien scolaire, a indiqué Monseigneur Roland Minnerath, archevêque de Dijon. « Dans ce quartier, la paroisse œuvre pour le rapprochement entre les communautés et la recomposition du lien social. Elle développe de nombreuses activités humanitaires de réinsertion et de dialogue. On ne peut que déplorer et condamner la montée de cette violence aveugle et absurde. J'encourage les prêtres et toutes les personnes qui travaillent aux Grésilles à témoigner envers et contre tout de notre désir de justice, de paix et de solidarité. Dans quelques jours, avec tous les chrétiens du monde, la paroisse célébrera Noël, signe de ''paix aux hommes que Dieu aime ''. Puisse ce message être entendu de tous les hommes », a-t-il ajouté.
Un modèle de vie interreligieuse
A Dijon, c'est la première fois qu'une paroisse est ainsi prise pour cible. Cette agression est d'autant plus surprenante qu'elle intervient à Sainte-Bernadette, lieu de culte dont l'une des salles accueille régulièrement des membres de la communauté musulmane. Construite en 1964, l'église a également servi de mosquée pendant quinze ans dans les salles basses de l'édifice. Elle avait d'ailleurs fait l'objet en 2004 d'un film de Jean-Luc Marino intitulé Sainte-Bernadette et les musulmans et traitant du dialogue entre les communautés, de la culture des différences et de la vie interreligieuse. Il avait ainsi contribué à faire du quartier des Grésilles un modèle en matière de relations entre chrétiens et musulmans.
QUARTIER DES GRÉSILLES A DIJON
Sainte-Bernadette : Cocktails Molotov contre le presbytère
Le ou les auteurs de l'agression, qui n'ont pas été identifiés, ont lancé les projectiles enflammés à travers des vitres du presbytère de la paroisse Sainte-Bernadette, situé en face de l'église (photo Arnaud Finistre)
Le presbytère de la paroisse Sainte-Bernadette, situé à proximité de l'église dans le quartier des Grésilles, a été la cible mercredi soir de cocktails Molotov. Il s'agit de la première attaque contre un lieu de culte catholique à Dijon. Aucun blessé n'est à déplorer, mais un drame a été évité.
Mercredi soir à 19 h 30, le presbytère de la paroisse Sainte-Bernadette dans le quartier des Grésilles a été victime d'une agression aux cocktails Molotov, a-t-on appris hier. Le ou et les auteurs de cet acte, qui n'ont pas été identifiés par la police, ont lancé les projectiles enflammés à travers deux vitres du bâtiment, qui ont été brisées. Un mur du bâtiment a également été dégradé.
Un drame a été évité puisque quelques minutes avant l'attaque, un groupe d'enfants se trouvait dans les locaux où ils recevaient un soutien scolaire, a indiqué Monseigneur Roland Minnerath, archevêque de Dijon. « Dans ce quartier, la paroisse œuvre pour le rapprochement entre les communautés et la recomposition du lien social. Elle développe de nombreuses activités humanitaires de réinsertion et de dialogue. On ne peut que déplorer et condamner la montée de cette violence aveugle et absurde. J'encourage les prêtres et toutes les personnes qui travaillent aux Grésilles à témoigner envers et contre tout de notre désir de justice, de paix et de solidarité. Dans quelques jours, avec tous les chrétiens du monde, la paroisse célébrera Noël, signe de ''paix aux hommes que Dieu aime ''. Puisse ce message être entendu de tous les hommes », a-t-il ajouté.
Un modèle de vie interreligieuse
A Dijon, c'est la première fois qu'une paroisse est ainsi prise pour cible. Cette agression est d'autant plus surprenante qu'elle intervient à Sainte-Bernadette, lieu de culte dont l'une des salles accueille régulièrement des membres de la communauté musulmane. Construite en 1964, l'église a également servi de mosquée pendant quinze ans dans les salles basses de l'édifice. Elle avait d'ailleurs fait l'objet en 2004 d'un film de Jean-Luc Marino intitulé Sainte-Bernadette et les musulmans et traitant du dialogue entre les communautés, de la culture des différences et de la vie interreligieuse. Il avait ainsi contribué à faire du quartier des Grésilles un modèle en matière de relations entre chrétiens et musulmans.
Je souhaite revenir sur cet évènement dont je commence à voir qu'il commence à être instrumentalisé sur le Web.
J'ai moi-même habité durant 8 ans à moins de 500m de cette église catholique moderne (et aussi lieu de réunion de musulmans au rez-de chaussé de celle-ci, construit avec des entrées style "mosqué", le mélange architectural est assez surprenant ), qui se situe dans un quartier les plus "chauds" de Dijon. Elle se situe sur une place qui est un peu la zone commerciale et de vie de ce quartier : marché, église, quelques petites boutiques, agences banquaires.
Mais ce quartier était déjà, à l'époque, victime de la bêtise et de la violence "ordinaire" : un petit centre commercial pour l'installation duquel les habitants s'étaient battus, avait été incendié, puis une agence banquaire. Et bien sûr, des voitures qui y brûlent très régulièrement
Alors, la question que je me pose, c'est : faut-il vraiment y voir un "attentat anticatholique" (d'autant plus qu'une partie des locaux sert aux musulmans du quartier) ou tout simplement un acte de délinquance "ordinaire"