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Version complète: Des TJ aumôniers de prison
Une Lueur Dans l'Obscurité > Témoins de Jéhovah > Les Médias en parlent
coc
La nouvelle offensive juridique des TJs :

La Voix du Nord - Edition du samedi 22 décembre 2007


CITATION
TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE LILLE
Les Témoins de Jéhovah réclament le droit d’exercer la fonction d’aumônier de prison


Le tribunal administratif (TA) de Lille a examiné hier la demande de Témoins de Jéhovah qui souhaitent pouvoir accéder aux fonctions d’aumôniers de prisons.
Des « dizaines de lettres » seraient parvenues aux sièges des Témoins de Jéhovah. Leurs auteurs ? Des détenus de la maison d’arrêt de Rouen, du centre de détention de Bapaume, du centre pénitentiaire de Liancourt. « Qui sont, ont été, veulent redevenir ou s’intéressent aux Témoins de Jéhovah, assez peu nombreux dans les prisons », note Me Michel Trizac.
Cet avocat parisien a défendu hier les requêtes de quatre jéhovistes. Qui se battent pour avoir le droit de partager des temps de prière et de réflexion avec ces prisonniers en quête de spiritualité. Seulement, « depuis le rapport de la commission d’enquête parlementaire sur les sectes en 1995 qui a classé, à tort, les Témoins de Jéhovah dans les sectes, l’administration pénitentiaire refuse de donner l’agrément ».

Ailleurs en Europe…

Il ne faut pas voir dans ces aspirations la conséquence d’un quelconque « prosélytisme », assure l’associé de Michel Trizac, Me Philippe Goni. « Comment serait-ce possible ? Les Témoins de Jéhovah se voient régulièrement refuser le droit d’être visiteurs de prison… Les détenus font cette demande parce qu’ils en entendent parler via les médias et ça les interpelle. » Les Témoins ont déjà engagé des procédures similaires ailleurs. « Obligé, face aux refus réitérés de l’administration… », se lamente Philippe Goni. Mais pour l’État, ce mouvement ne figure pas sur la liste des six cultes autorisés à intervenir en prison. « Seulement, la circulaire du 18 décembre 1997 permet de faire la demande pour d’autres cultes.., argue Me Trizac. Et l’agrément est donné partout ailleurs en Europe. » Il pourrait bien obtenir gain de cause. Le 6 juillet, le TA de Paris a ordonné le réexamen de la demande d’agrément refusée. Hier, les conclusions du commissaire du gouvernement allaient dans le même sens. Jugement dans quelques semaines. •
NICOLAS FAUCON
winston
Chez moi, en Normandie, ils ont gagné le droit de visiter les malades en hopitaux psychiatriques!

Prisons, HP... Ca devient dur de recruter chez les gens 'normaux', ou quoi?
coc
CITATION(winston @ 16/01/2008, 15:20) *
Chez moi, en Normandie, ils ont gagné le droit de visiter les malades en hopitaux psychiatriques!

Prisons, HP... Ca devient dur de recruter chez les gens 'normaux', ou quoi?


Je pense que ces offensives juridiques vont au-delà du prosélytisme. Le but en est certainement d'y trouver une certaine honorabilité. : "Vous voyez quelques députés, qui nous en veulent, tiennent à nous classer comme secte, mais tous les tribunaux en arrivent à une conclusion différente ".

C'est d'ailleurs de cette manière qu'ils communiquent via le journal Le Monde ( http://prevensectes.com/rev0710.htm#23) :


CITATION
CRÉDIBILITÉ FRAGILISÉE

Cette offensive judiciaire ne doit rien au hasard. "Les Témoins de Jéhovah se font plus procéduriers, par la force des choses", estime leur avocat, Philippe Goni. "Depuis 2000, date à laquelle le Conseil d'Etat a reconnu le caractère cultuel du mouvement, ils sont harcelés par les groupes antisectes. Ils ont décidé de ne plus rien laisser passer."

"Face aux attaques permanentes, TFP a aussi décidé qu'il fallait que cela s'arrête", ajoute Me Ducrey. Et même si, reconnaît Me Goni, "l'image des Témoins demeure assez négative dans l'opinion publique" - le nombre d'actes de vandalisme contre leurs édifices cultuels est en hausse constante, selon le ministère de l'intérieur -, les dernières décisions de justice leur sont plutôt favorables.

Ainsi, en juillet, Catherine Picard, présidente de l'Unadfi (Union nationale des associations de défense de la famille et des individus), a été condamnée pour diffamation à l'encontre des Témoins de Jéhovah. Dans un entretien, elle affirmait que le groupe était "structuré de manière pyramidale, comme tous les mouvements mafieux".

En mars, la justice a statué en faveur du mouvement, à qui la ville de Lyon avait refusé la location d'une salle municipale. En septembre, la décision d'un directeur d'hôpital qui avait interdit à un membre des Témoins de Jéhovah de rendre visite à un patient a été annulée par le tribunal administratif de Caen.

Pour M. Roulet, "le harcèlement et l'intimidation judiciaires constituent précisément l'un des critères de la dérive sectaire" d'un mouvement. D'autres observateurs estiment que la multiplication de ces décisions pourrait fragiliser la crédibilité de la lutte antisectes telle qu'elle est menée en France.
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